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Enquête sous le voile
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| Combien sont-elles? Qui sont-elles et surtout pourquoi ont-elles fait ce choix? Que signifie pour elles ce foulard islamique qui aux yeux des autres incarne une conception rétrograde de la femme? Le portent-elles sous la pression de leur environnement familial, sont-elles manipulées par des groupes fondamentalistes? Ou est-ce une décision strictement personnelle? Et quelle est alors la part de la conviction religieuse, du besoin d’affirmation, du défi ou d’un simple effet de mode? Au moment où la guerre du voile redémarre, «le Nouvel Observateur» a rencontré ces filles et ces femmes, françaises, élevées dans l’école laïque, qui jettent le trouble dans la République |
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Mon avis :
RUSSIE Le foulard islamique autorisé sur les photos d'identité. La chambre de cassation de la Cour suprême russe a décidé hier que le port du foulard islamique était autorisé sur les photos d'identité. Cette décision fait suite à une plainte de dix femmes tatares contre le ministère russe de l'intérieur, qui refusait d'accepter des photographies les représentant leur tête recouverte d'un foulard sur leurs photos d'identité. Catégorie : Politique nationale et internationale © 2003 la Croix. Tous droits réservés. Doc. : 20030516LC0030516LC_inx048 |
| Le voile islamique gêne l'entreprise Téléperformance a fait appel après la réintégration de sa salariée. |
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| Par Cécile DAUMAS vendredi 16 mai 2003 «L'employeur n'a pas à dicter à sa salariée ce qui est compatible avec sa religion.» L'avocat général |
«Bonnet». Depuis, elle est retournée travailler, voilée, comme elle avait été embauchée. Ses collègues l'ont bien accueillie, même félicitée - seul un l'a prise à parti. La direction, elle, s'est montrée froide, a respecté la décision de justice, mais n'a pas lâché prise. Voulant sans doute rester discrète sur un dossier qu'elle estime explosif, à un moment où enfle la polémique sur le foulard à l'école, elle n'a pas rendu publique sa procédure d'appel. Mais ce nouveau procès est d'importance. Les affaires de voile dans le milieu du travail sont rares. Toute nouvelle décision de justice dessinera les usages de demain. Ce que posait hier, devant la cour d'appel de Paris, le cas de Dallila Tahri, jeune femme de 30 ans élevée dans une école catholique, ayant embrassé la religion musulmane ces dernières années et désireuse de travailler, c'est la question du foulard islamique en entreprise. Dans quelle mesure un employeur peut-il limiter la liberté individuelle d'un salarié, notamment religieuse ? Avocate de Téléperformance, Vanessa Lehmann a estimé que le licenciement de Dallila Tahri n'était pas lié à une discrimination. Si le groupe a demandé à sa salariée non d'enlever son foulard mais de le nouer en «bonnet» dégageant cou et oreilles, c'est qu'il souhaitait préserver une «neutralité» face à ses clients. Tous les employés de Téléperformance ont pour consigne de n'afficher aucun signe distinct religieux. Pour Vanessa Lehmann, l'entreprise a le droit de réglementer ce domaine en fonction de ses impératifs commerciaux. La règle édictée permet aussi de contrer en interne toute «réaction communautaire que l'on rencontre aussi bien en entreprise que dans le pays». Téléperformance compte 2 000 salariés en France, avec des dizaines de nationalités et de confessions différentes. «Notre but, a précisé l'avocate, n'est pas de relancer une guerre religieuse mais de l'éviter.» Ce n'est pas le point de vue de Tiennot Grumbach, défenseur de Dallila Tahri. «Avant le 11 septembre, il n'y avait aucun problème ; après le 11 septembre, oui.» Pour l'avocat de la salariée, la liberté religieuse, droit fondamental, doit être protégée vigoureusement de tout impératif, notamment commercial. «Ne pas protéger cette liberté individuelle, dit-il, c'est soustraire à des milliers de jeunes filles de nos quartiers le droit de travailler. Faut-il que nos jeunes, de nationalité française, se cachent pour pouvoir travailler ? Ce serait un scandale.» L'avocat a alors tracé une distinction nette entre espace public, comme l'école, où selon lui, le foulard comme les marques commerciales doivent être interdits, et l'espace privé, comme l'entreprise, où toute restriction à une liberté individuelle, comme celle de croire, doit être négociée entre partenaires sociaux. Le fond du débat, a-t-il estimé, est le principe de non-discrimination. Ile. Fait extrêmement rare en appel prud'homal, le parquet est intervenu hier. Signe que le dossier touche une question fondamentale de société requérant l'avis de celui qui représente l'Etat. Or, hier, l'avocat général, Daniel Ludet, s'est rangé du côté des prud'hommes. Selon lui, le licenciement de Dallila Tahri repose sur une discrimination. Il a rappelé que la liberté religieuse doit aussi être appliquée au droit du travail qui «n'est pas une île» coupée de la société. Mais, dit-il, cette liberté n'est pas non plus un absolu, elle peut être limitée. A condition que les restrictions apportées soient extrêmement motivées au regard de ce droit essentiel. Hier, l'avocat général a estimé que «la possible indisposition des clients [face à un foulard islamique] ne suffisait pas». Il a également jugé que ce n'est ni à l'entreprise ni à la justice d'être «l'interprète du Coran» sur la façon de porter un foulard, oreilles dégagées ou pas. «L'employeur n'a pas à dicter à sa salariée ce qui est compatible avec sa religion.» Il a donc conseillé à la cour d'appel de suivre l'ordonnance des prud'hommes. Délibéré le 19 juin.
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Joseph Sitruk, grand rabbin de France | Gamma
ericjeanloicbreton, 2003-05-16 10:29:48
Permalien | Ajouter un commentaire | LE FOULARD ISLAMIQUE